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BUPRÉNORPHINE

CLASSE THÉRAPEUTIQUE

Famille des opiacés, agoniste µ partiels

Pic d'effet

15 -30 min I.M., 2– 5 min I.V.

30 – 40 min en voie sublinguale.

Durée d'action

6 – 8 heures (chien et chat)

Classe thérapeutique

USAGE

agent d'analgésie ou agent de sédation

CONTRE-INDICATIONS

  • Les animaux présentant une insuffisance hépatique éliminent plus lentement la molécule. La buprénorphine augmente le tonus du canal cholédoque, et donc doit être utilisée avec prudence chez les animaux présentant une maladie du tractus biliaire.

  • Tous les opiacés doivent être utilisés avec précautions chez les patients présentant une hypothyroïdie, une insuffisance rénale sévère, une maladie d’Addison, un âge avancé ou un affaiblissement général important

  • Tous les opiacés doivent être utilisés avec précautions chez les patients présentant une insuffisance cardio-pulmonaire, une élévation de pression du liquide céphalorachidien, un traumatisme crânienou une dysfonction du système nerveux central (coma).

Contre-indications
Molécule antagoniste
Dosage chez le chien et le chat

MOLECULE ANTAGONISTE

L'injection de naloxone permet de reverser les effets des opioacés notamment en cas de surdosage.

L'injection d'une dose initiale de 30 µg/kg mg en I.V. est recommandée. Cette dose est à répéter toutes les 2 à 3 minutes, jusqu'à amélioration des symptômes. 

L'action de la naloxone dure entre 30 et 60 minutes, ainsi des signes cliniques lié à une renarcotisation peuvent à nouveau survenir si l'opiacé aux effets indésirables possède une longue durée d'action.

DOSAGE CHEZ LE CHIEN ET LE CHAT

  • Dans le cadre d'une prémédication / analgésie :

0,01 à 0,03 mg/kg I.M ou I.V.

Point sur la pharmacologi de la buprénorhine

POINT SUR LA PHAMARCOLOGIE DE LA BUPRÉNORPHINE

La buprénorphine est un agoniste µ partiel. Si elle est considérée comme environ 30 fois plus puissante que la morphine (i.e. son affinité pour les récepteurs µ est plus grande, CE50 buprénorphine <CE50 morphine), la buprénorphine ne possède cependant pas la même efficacité (i.e. sa capacité à activer les récepteurs est inférieur, Emax buprénorphine < Emax Morphine) : un effet plafond de ses effets analgésiques est rapidement atteint, imputable à sa nature d’agoniste uniquement partiel des récepteurs µ comme l’illustre la figure 1.

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Figure 1 : Illustration des notions d’efficacité et de puissance de différentes molécules opioïdes d’après un cours de pharmacologie du Pr. Florentia Kaguelidou.

Ainsi, son utilisation est recommandée pour les douleurs légères à modérées et dans le cadre d’interventions chirurgicales mineures.

La buprénorphine comme agent de sédation ?

EFFETS PHARMACOLOGIQUES NOTABLES

Nous vous invitons à consulter la fiche Les opiacés où l’ensemble des effets pharmacologiques des opiacés sont décrits.

Nous évoquerons ici uniquement les particularités de la buprénorphine.

EFFET ANALGÉSIQUE  

L'utilisation de la buprénorphine est recommandée pour les douleurs légères à modérées et dans le cadre d’interventions chirurgicales mineures.

EFFETS PROPRES DE LA BUPRÉNORPHINE

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En comparaison avec la buprénorphine, le butorphanol entraîne rarement une dépression respiratoire et/ou une bradycardie. De même, observer une constipation, des vomissements ou une défécation immédiate post injection est rare.

Une euphorie chez le chat après l’injection de buprénorphine est fréquente ; parfois à des doses infra-analgésiques (l’animal peut être euphorique, mais encore douloureux). Une hyperthermie peut aussi survenir chez le chat.

Une injection de buprénorphine par voie I.V. n’entraîne pas de libération d’histamine comme la morphine.

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Effets pharmacologiques notables
Effet analgésique
Effets propres de la buprénorphine

LA BUPRÉNORPHINE COMME AGENT DE SÉDATION ?

La buprénorphine n'entraîne qu'une sédation  légère, ainsi l'usage du butorphanol est préférable si un effet sédatif est recherché.

Néanmoins, chez le chat, la buprénorphine par voie sublinguale peut être utilisée et produire un degré de sédation suffisant pour poser par exemple une voie intraveineuse. L’analgésie induite par la voie sublinguale est cependant inférieure à celle produite par une injection I.V. ou I.M. (Giordano et al., 2010).

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